(Voyage)² - Étape 5 : 1 + 1 = 1, la reproduction sexuée

Xl reconciling science

Vers l'étape précédente : eucaryotes et organismes pluricellulaires

Km 0 sur 15,7 : Formation de la Terre (4 500 Ma)

Km 2,5 sur 15,7 : Premiers êtres vivants (3 800 Ma)

Km 3,5 sur 15,7 : LUCA, la photosynthèse (3 500 Ma)

Km 8,5 sur 15,7 : eucaryotes et organismes pluricellulaires (2 100 millions d'années)

Km 10,5 sur 15,7 : la reproduction sexuée (1 500 millions d'années)

Visuel principal de l'article : Harishbabu Laguduva

Avec les eucaryotes, une nouvelle forme de reproduction se met en place : 

la reproduction sexuée qui nécessite la rencontre de 2 individus 
pour en générer de nouveaux. 

Nos a priori humains, notre regard nécessairement anthropocentré, nous invitent à imaginer que nous savons bien comment se passe la reproduction dans le vivant. Pourtant, le modèle que nous connaissons le mieux (le notre...) est loin d'être universel, même chez les autres animaux. Absence des mâles, sexualité à trois, etc., il serait illusoire de prétendre dresser l'inventaire exhaustif de l'ensemble des cas naturels. 


Refaire le voyage : Km 10,5 sur 15,7 - Sortie Callas, montée du Col de Boussaque



Une innovation évolutive "récente"

Certes, les dinosaures pratiquaient déjà la reproduction sexuée, pourtant, à l'échelle de la vie sur Terre, la plus grande période (et la plus ancienne) est bien celle de la reproduction asexuée comme unique mode de reproduction du vivant. 

La vie est sur Terre depuis environ 3.8 milliards d'années, la reproduction sexuée depuis environ 1.5 milliards d'années. Dans 400 millions d'années, si la vie existe toujours ainsi que la reproduction sexuée, cette dernière existera depuis la moitié de la période de présence de vie sur Terre.  

Une plasticité génétique nouvelle issue de la fusion de deux cellules, renforcée par ce qui était autrefois nommé "ADN poubelle" : un grand nombre de gènes ne sont jamais exprimés chez les animaux, ne participent pas au développement de l'individu, bref inutiles. Toutefois, il semble que dans certaines conditions, certaines séquences pourront être activées pour coder de nouvelles fonctions participant de la survie de l'individu et donc de l'espèce. 


Extrait du doc1 joint à l'article


Ainsi, d'une part, le terme récent n'est pas galvaudé pour évoquer la reproduction sexuée. D'autre part, la reproduction chez les dinosaures (pour certaines espèces, les individus pèsent chacun une dizaine de nos plus gros d'éléphants actuels), qui émergeront dans plus d'un milliard d'années, reste largement méconnue ! 


Pluricellulaire : le passage obligé par la forme unicellulaire

Et si JCVD avait raison...

Comme vu à l'étape précédente, tous les animaux, et donc les humains, débutent leur existence sous forme d'une cellule unique. Issue de la fusion de deux cellules des parents (un ovule et un spermatozoïde donne un zygote, cellule œuf unique), cette cellule est génétiquement constituée pour moitié du patrimoine génétique de la femelle, pour l'autre moitié de celui du mâle. Ce mode de reproduction donne ainsi lieu à une grande diversité au sein de l'espèce (diversité intraspécifique), améliorant ainsi les capacités d'adaptation, et donc de survie, de l'espèce entière. 


De LUCA à chaque animal, chaque humain, l'histoire de chaque organisme actuel doit être vu comme une succession vertigineuse de divisions d'êtres vivants unicellulaires (pendant 2,3 milliards d'années), puis ensuite, à partir de 1,5 milliards d'années, d'alternance entre des phases unicellulaires toujours très brèves suivies d'un développement pluricellulaire complexe. Organisme pluricellulaire qui sera en capacité de se reproduire, i.e. de mettre en contact une ou plusieurs cellules reproductrices avec celle de l'autre sexe pour engendrer une nouvelle cellule œuf unique précurseur d'un nouvel individu pluricellulaire. Notons toutefois que chez certaines espèces animales, les femmes se suffisent parfois à elles-mêmes pour engendrer descendance fertile...

Quelques 9 mois environ avant notre naissance (5 mois et quelques brouettes pour certains, clin d’œil ému à tous les grands prématurés et leurs parents), pendant quelques minutes, chacun d'entre nous a donc été un organisme unicellulaire, comme une trace indélébile de nos origines et notre histoire biologique très anciennes. 

 

Pour en découvrir plus : 

- Aux origines de la sexualité, sous la dir. de Pierre-Henri Gouyon, Fayard, 2009

- Comment l'Homme se fabrique, Universcience TV, de la cellule œuf à l'individu pluricellulaire.

- L'hérédité, Universcience TV, pour rencontrer PH Gouyon cité plus haut.... 



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