Le Musée de la Mine de Gréasque fait peau neuve

Publié par Lucile Decombe, le 26 janvier 2022   290

Après trois années de travaux, du carreau à la galerie, en passant par la cage et l’accessibilité PMR (Personnes à mobilité réduite), le Musée a en effet bien changé !

Si vous connaissez le Musée depuis longtemps, vous en conviendrez, ce qui a toujours frappé l’œil en arrivant sur le parking, ce sont les véhicules de la mine posés sans ordre particulier sur le carreau. Posés là, presque abandonnés, rouillés par le temps et les intempéries, les pneus dégonflés. Il faut bien avouer que ce n’était pas très ordonné ni engageant.

Fort heureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui, et cette vue un peu triste a cédé la place à une véritable présentation muséographique des espaces extérieurs. Ce « carreau » du puits, comme on l’appelle en général, a fait peau neuve.

Les véhicules, ou plutôt engins de la mine, repeints à neuf, accueillent désormais fièrement les visiteurs dès le portail d’entrée. Ils bordent l’allée et l’accompagnent de panneaux explicatifs historiques. Les trains de berlines ont même été remis en situation avec un chargement de bois d’étayage et la forme d’un cheval en métal.

Le cheminement des visiteurs a d’ailleurs été amélioré, grâce à de nouveaux chemins PMR en béton reliant les places de parking handicap, à la « recette » et à la « cage », sous le « chevalement », ainsi qu’à la galerie reconstituée de la taille marchante, et au rez-de-chaussée de la salle des machines.

Autre nouveauté : à l’intérieur du musée, une salle de projection permet désormais aux visiteurs de faire une pause, en regardant des documentaires sur la vie et les métiers de la mine, pour comprendre cet univers si spécial.

Bien entendu le clou du « spectacle » de ces aménagements muséographiques, reste la galerie reconstituée de la taille marchante, la « taille » comme l’appellent les mineurs.

Vue de l’extérieur, nul n’imaginerait ce que ce bâtiment cache en son sein. Bientôt une fresque viendra orner ses tôles grises mais à l’intérieur par contre, c’est un autre monde, celui du fond de la mine ! Il faut d’ailleurs un temps d’adaptation pour bien réussir à y voir, un peu comme à l’entrée d’un tunnel.

Comme au fond de la mine, la lumière y est limitée et on cherche instinctivement un interrupteur. Dès qu’on passe le premier angle de cette galerie en forme de U, on est frappé par ces énormes machines alignées devant soi, les vérins hydrauliques de la taille marchante, qui servaient à soutenir le toit de la mine.

Désormais pour vous projeter dans cette ambiance si particulière de la mine, trois télévisions proposent des vidéos explicatives de cette technique de travail propre aux mines de Gardanne, fermées en 2003. Un vidéoprojecteur montre le « rabot en mouvement » pendant que le bruit de celui-ci pousse à se boucher les oreilles. Une machine à fumée fournit le supplément d’ambiance avec « la poussière » qui abaisse un peu plus la lumière déjà ténue… on est au fond de la mine !

Les habitués du Musée connaissent déjà cette galerie, c’est vrai. Cependant personne ne l’a jamais visitée si « noire », si sombre. Car il aura fallu plus d’un an pour colmater tous les espaces entre les tôles ! Et personne n’a encore pu profiter de ses « effets spéciaux ». Bientôt ce sera possible.

En attendant, cette galerie ne se visite que lors des grands événements comme la nuit des Musées. Ce sera le samedi 14 Mai en soirée. Une date à ne pas rater !