Recherches en peluchologie : résultats de la Grande expérience participative 2019

Publié par Cellule CST AMU - Membre du réseau Culture Science Sud, le 3 mars 2023   680

Depuis plusieurs années, le service de médiation scientifique de l’université de Montpellier se sert de la recherche en peluchologie pour expliquer en quoi consiste la recherche scientifique. À l’occasion de la Nuit européenne des chercheur·e·s 2019, un millier de participant·e·s âgé·e·s de 3 à 72 ans ont pris part à une grande expérience participative visant à déterminer quelles sont les caractéristiques de l’ours en peluche le plus réconfortant. Les résultats viennent d’être publiés dans la revue scientifique The journal of positive psychology !

Septembre 2019 au Dock des suds : des centaines de marseillais·es entrent dans la salle de concert métamorphosée pour la soirée, une peluche à la main. Le même phénomène a lieu en simultané dans 12 autres villes françaises. Si ces visiteurs ont emmené leur ours en peluche, ce n’est pas pour être réconforté·e·s mais pour participer à une grande expérience participative. Le temps d’une soirée, les nounours sont photographiés, mesurés, pesés, la texture de leur poil est comparée… Puis, les participant·e·s leur donnent un « score de réconfort ». Une manière originale de comprendre la démarche scientifique en y prenant part.

Après 3 ans et demi d’analyse de données, les résultats viennent de paraître dans la revue scientifique The journal of positive psychology. L’étude montre que l’ours le plus réconfortant est celui avec lequel nous avons un lien émotionnel. Le lien émotionnel joue un rôle bien plus fort que n’importe quelle autre caractéristique. En-dehors du lien émotionnel, l’ours le plus réconfortant serait celui au profil « hyper-classique » : un nounours facile à manipuler, doux, à l’odeur agréable.

La responsabilité de l’étude a été confiée à Anne-Sophie Tribot, chercheuse au laboratoire TELEMMe d’Aix-Marseille Université avec Nathalie Blanc, chercheuse à l’université Paul Valéry de Montpellier, et Nicolas Mouquet, chercheur CNRS à Montpellier. L’équipe de recherche a ainsi identifié des pistes prometteuses pour étudier le fonctionnement psychologique des individus grâce aux ours en peluche.

La Grande expérience participative de la Nuit européenne des chercheur·e·s 2019 a été coordonnée à Marseille par la cellule de culture scientifique de la Direction de la recherche et de la valorisation d'Aix-Marseille Université, membre du consortium national de l'événement. 

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