Aéroglisseur

Publié par Les Petits Débrouillards 83, le 1 février 2018   840

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Fruit d’un long partenariat avec la médiathèque de Signes (83), l’association des Petits Débrouillards a mis en place une exposition sur Jules Verne, disponible au public jusqu’au mois de mars. Dfférentes séances pour les enfants les mercredis 31 janvier, 7, 14 et 21 février, 14 et 28 mars et le 4 avril sur inscriptions auprès de la médiathèque. La première séance s'est déroulée sur le thème de l’air fondée sur le livre « Le tour du monde en 80 jours ». Nous avons alors construit notamment des aéroglisseurs. Mais qu'est ce qu'un aéroglisseur ?

Aéroglisseur crée par les enfants de la médiathèque de Signes

Un peu d'histoire :

 C’est l’ingénieur français Clément Ader qui a inventé l’aéroglisseur au début des années 1900 après avoir regardé des enfants lancer des roches plates sur la surface de l’eau. Il teste à partir de 1867 et obtient en 1901 le brevet d’une embarcation munie d’ailes rasant la surface de l’eau. En 1904, il modifie son invention en rajoutant une injection d’air sous  pression sous les ailes, concevant ainsi une des toutes premières configuration d’un navire à coussin d’air dénommé le canot à patins pneumatiques. C’est alors en 1953 que Christopher Cockerell apporte la dernière touche à l’aéroglisseur : une jupe qui empêche l’air de s’échapper. Ainsi, en plus d’être en France, l’aéroglisseur commence à se développer en Angleterre.

Qu’est ce que c’est ?

L’aéroglisseur (ou hovercraft) est aussi appelé véhicule sur coussin d’air car il flotte sur une masse d’air comprimé, c’est à dire qu’il n’est jamais en contact avec la surface solide ou liquide, sur laquelle il se déplace.

L’aéroglisseur navigue alors beaucoup plus vite qu’un bateau normal car il n’est pas freiné par la résistance de l’eau.

Comment ça fonctionne ?

Le principe est simple : il suffit d’envoyer de l’air en permanence sous la coque pour la soulever et la faire glisser.

Dans le monde de l’aéroglisseur, on entend sans arrêt parler de « jupe ».

La « jupe » est la cloison de tissu qu’entoure entièrement la coque.

L’air qui est injecté sous la coque gonfle d’abord la jupe avant de s’échapper au ras du sol en créant un film d’air de un à deux cm, sur lequel glisse l’aéroglisseur : c’est la sustentation

L’air qui est envoyé sous la coque est fourni par un ventilateur. Les moteurs de 6 à 15 CV suffisent pour soulever des machines de 150 à 350 kgs.

La vitesse est de 40 à 150 km/h. Le pilotage est délicat car il n’y a pas de frein.

Un peu d'actualité :

Comme tous les deux ans, Grez-Neuville accueille les 10 et 11 juin, une manche du championnat d’Europe d’aéroglisseurs. :

http://www.hautanjou.com/actualite-10265-aeroglisseurs-les-leaders-europeens-se-retrouvent-a-grez-neuville.html

Et bientôt dans le futur :

« Bien que la plupart du temps les prototypes de voitures volantes aient la réputation de ne pas dépasser la phase de conception ou de ne pas être très pratiques, l’entreprise Yagalet tente de prouver le contraire.

Selon le site Motor1, les ingénieurs de l'entreprise Yagalet, basée à Togliatti (dans la région de Samara sur la Volga), développent une voiture qui pourrait également voler. En «régime de vol», le véhicule équipé d'un coussin d'air pourrait s'élever au-dessus du sol et fonctionner comme un aéroglisseur. D'après les concepteurs, cela permettra de «survoler» aisément des nids de poule, de franchir des bordures de trottoir et même des « obstacles aquatiques ». »

http://www.sudouest.fr/2017/07/06/royan-bordeaux-sur-l-eaua-quand-un-telepherique-3594347-1510.php