Diatomées pico- et nano-planctoniques : importance sous-estimée dans les cycles biogéochimiques océaniques

Publié par OSU Institut Pythéas Membre du Réseau Culture Science PACA, le 9 mars 2018   430

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Principaux groupes de producteurs primaires des océans, les diatomées sont responsables chaque année d’environ 20 % du CO2 fixé par photosynthèse sur Terre. Généralement assimilées au microphytoplancton (20-200 µm), il existe néanmoins de nombreuses diatomées encore plus petites, appartenant au nano- (2-20 μm) voire au pico- (< 2 μm) phytoplancton, difficiles à détecter par les méthodes classiques d’observation et  très mal caractérisées. En 2013, dans le nord-ouest de la Méditerranée, une campagne à laquelle ont participé une équipe de chercheurs du MIO de l'Institut OSU Pythéas, a mis en évidence une floraison printanière massive de la plus petite diatomée connue, le Minidiscus. En parallèle, l’analyse des données de métagénomique acquises au cours de l’opération Tara Oceans leur a permis de révéler une présence significative à l’échelle mondiale, et largement sous-estimée jusqu’à présent, de ces petites diatomées. Les chercheurs ont aussi démontré que ces espèces pouvaient être exportées rapidement vers les zones méso- et bathypélagiques sous forme d’agrégats et que des diatomées pico- et nanoplanctoniques pouvaient ainsi localement contribuer à la pompe biologique tout en alimentant également la boucle microbienne.

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